Depuis mi-mai, la France bénéficie d’un temps chaud et agréable, avec des pointes de température pouvant atteindre 40°C — ce qui l’est un peu moins. Si vous ne vivez pas dans une vieille maison, dont les murs épais emmagasinent la chaleur et régulent naturellement la température intérieure autour de 25°C, ces variations peuvent transformer la maison en fournaise le jour, et en havre agréable très tôt le matin.
La canicule de 1911 a duré de juillet à mi-septembre, avec une température moyenne en France de 35°C et des pointes à 37,7°C relevées en Île-de-France. Certes, le climat, qui est mondial, a une légère tendance à la hausse, mais la météo, qui est locale, joue les capricieuses, avec des excès localisés. Rien de bien grave, si ce n’est que la température excessive perturbe notre métabolisme. Bien des pays ont une température moyenne de plus de 30°C, avec des pointes supérieures à 50°C : ils ont adapté leur mode de vie.
Du côté des potagers, c’est un peu plus compliqué : les terrains et les plantes ne sont pas toujours adaptés à ces températures. Les graines proviennent de plants qui ont poussé dans des conditions optimales, et n’ont pas enregistré dans leur génome des variations aussi rapides et importantes. C’est ce qu’explique l’épigénétique : en résumé, l’expérience des parents profite aux enfants par la modification de l’expression des gènes, pour s’adapter aux variations du milieu de vie. Les graines que vous récolterez en fin de saison seront sûrement mieux adaptées aux fortes chaleurs.
Du côté des tomates en production

Dans mon potager de production, les plants de tomates ont été mis en place le 9 mai 1. Ils ont eu le temps de s’enraciner en profitant de l’électroculture et du booster nouvelle formule. Leur croissance importante montre que l’effet de l’électroculture, combiné à un enracinement précoce, leur permet de ne pas être perturbés par la canicule.

L’électroculture de ce potager est assurée par le Plantonic 300 et son panneau solaire orienté à 45° 2.

La hauteur des plants atteint aujourd’hui 1,10 m 3.

Les tiges sont rigides, de la taille d’un doigt 4 5, et les fruits sont déjà bien formés — ils ne demandent qu’à rougir 6.


Ce terrain a bénéficié d’une présence d’eau, à -10 cm de la surface en mai. Ce niveau est descendu à -30 cm courant juin, et peut-être plus aujourd’hui. Cependant, comme je l’ai expliqué sur Plantonic.fr et Plantonic.org, le circuit de l’eau est modifié par l’électroculture : le sol croûte moins et, en creusant de quelques centimètres, on sent toujours la présence d’humidité.
Les tomates du nouveau potager

Les plants de tomates de ce second potager ont été plantés le 8 mai 7, dans un terrain plus difficile mais électrocultivé. L’eau est présente dans un ruisseau proche, à 1 m de profondeur ; le sol est argilo-calcaire. La demande en arrosage y est donc plus importante.

Les plants se sont malgré tout bien développés 8 9. À mi-juin, ils n’ont pas été arrosés durant une semaine : ce manque d’eau a bloqué leur croissance. Leur taille, au 30 juin, variait de 45 à 65 cm 10.


L’électroculture est assurée ici par le Plantonic 50 11. Il faut un arrosage journalier, le matin à la fraîche, pour que l’eau pénètre bien dans le sol.

Mon engrais secret compatible avec l’électroculture
Tous les matins, j’urine dans mon bac de réserve d’eau d’arrosage (200 l), provenant de mon puits. Voici un document explicatif sur le sujet.
Si vous ne prenez pas d’antibiotiques, ni de traitement lourd de longue durée, ni la pilule, vous pouvez utiliser ce liquide magique que l’on fabrique soi-même chaque jour. L’urine apporte de l’azote directement aux racines des plantes. Évitez de mouiller les feuilles en arrosant : les médicaments sont des « poisons » qui peuvent perturber la vie microbienne du sol vivant.
Entre enracinement précoce, électroculture et arrosage bien conduit, les deux potagers montrent qu’il est possible de traverser une canicule sans que les tomates n’en souffrent trop — à condition d’apporter l’eau au bon moment, et au bon endroit.